
![]() |
![]() |
![]() |
| L'exploitation
des landes par les paysans bellilois |
prix de
vente :
18 € Frais d'envoi : 7 € |
|
![]() |
de Yves BRIEN |
date de
parution : juin 2026 Nombre de pages : 66 Format : A4 |
|
Issues des défrichements de la forêt primitive et constituées principalement d’ajoncs et de bruyère, les landes ont été exploitées par les paysans bellilois jusque dans les années soixante. Elles représentaient jusqu’à 30 % de leurs exploitations et furent pourtant décriées par les agronomes et ignorées des historiens. Ils n’ont pas compris que, dans une agriculture faiblement productive, ses différents usages ont permis le maintien des exploitations jusqu’à une époque récente. C’est l’étude fine de la toponymie, révélée par les plans d’afféagement ou les cadastres, le recueil de la parole des paysans bellilois et l’observation des paysages qui permettent à Yves Brien de présenter la grande diversité de cette formation végétale et son importance dans les pratiques agricoles insulaires traditionnelles. Les paysans cultivaient le grand ajonc qui pouvait être semé sur de bonnes terres à proximité des villages et exploitaient les landes dites « naturelles », celles des coteaux et des côtes, ainsi que la lande douce ou goulennos. Ces landes servaient d’engrais, d’alimentation et de litière pour le bétail, de combustible, en l’absence de bois. Leur floraison estivale étant la principale source mellifère pour les abeilles.
Si
les landes sont aujourd’hui sorties du système
agricole bellilois, elles
occupent encore les mêmes surfaces et les mêmes
secteurs qu’autrefois mais sont
peu à peu remplacées par une
végétation plus arborée. Chaque type
de lande a
une composition végétale
caractéristique, dont on découvre la floraison de
fin
d’hiver et de printemps. La plus menacée est la
lande douce, constituée
principalement de bruyères. |
||
